Francophonie et Roumanie

Brâncuşi

Brâncuşi nait le 19 février 1876 dans le village de Hobița près de Târgu Jiu. Il étudie les arts à l'école des Arts et des Métiers de Craiova (Roumanie) de 1894 à 1898 puis à l'école nationale des Beaux-Arts de Bucarest de 1898 à 1901. Voulant compléter sa formation à Paris, il y arrive en 1904 et s'inscrit à l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1905. Il est considéré comme ayant poussé l'abstraction sculpturale jusqu'à un stade jamais atteint dans la tradition moderniste et il a également ouvert la voie à la sculpture surréaliste, ainsi qu'au courant minimaliste des années 1960. L'atelier de Brâncuși est lui-même une œuvre d'art à part entière. L'artiste expose dans son atelier. Chaque œuvre occupe une place bien définie. Déplacer une seule de ces œuvres serait pour lui rompre l'harmonie qui règne dans ce lieu. 

George Enescu et Sergiu Celibidache

Georges Enesco (en roumain : George Enescu ), né le 19 août 1881 à Liveni (Moldavie roumaine) et mort le 4 mai 1955 à Paris, est un compositeur roumain. Il fut également violoniste virtuose, chef d'orchestre, pianiste et pédagogue. 

Le langage musical d'Enesco, foncièrement original, est inspiré avant tout par le folklore réinventé tantôt nostalgique (« doïnas »), tantôt dansant (« horas »), de son pays natal, mais les traditions françaises (Debussy, Fauré) et germaniques (Brahms, Strauss) y affleurent parfois aussi. Libre et puissant, au geste lyrique ample, d'une modernité à la fois discrète et exigeante, il constitue un trait d'union musical entre l'Orientet l'Occident de l'Europe. 

A l'entrée du cimetière LA NEUVILLE-SUR-ESSONNE se trouve la tombe du chef d'orchestre roumain Sergiu CELIBIDACHE (Sergiu Celebidachi: 1912-1996). Après des études de mathématiques, de musique et de philosophie à Bucarest et à Berlin, il devint en 1945 codirecteur, avec Wilhelm Furtwängler, du célèbre Orchestre Philharmonique de Berlin. Il quitta la capitale allemande à la mort de Furtwängler en 1954, et dirigea dans le monde entier (notamment en Italie, en Amérique Latine et en Scandinavie), remportant partout des triomphes, et se soustrayant par conviction à l'industrie du disque. Ses deux saisons à la tête de l'Orchestre National de France (1973-1975) ont fait l'objet de plusieurs enregistrements télévisés. A partir de 1983, il enseigna la phénoménologie de la musique au Curtis Institute de Philadelphie. Il dirigea également les orchestres de la Scala à Milan, de l'Académie nationale de Sainte-Cécile à Rome, et les orchestres des radios de Rome, Milan, Naples et Turin.


Mircea Eliade

Emil Cioran et  Eugène Ionesco 


Trois écrivains en quête de lumière

Simona MODREANU

Eliade, Cioran, Ionesco. Historien des religions, philosophe et dramaturge. Roumains, mais aussi Français ou Américains, valeurs universellement reconnues, car l'esprit n'a pas de nationalité. Au-delà de leur identité civile plus ou moins flottante, ils ont réussi, chacun à sa manière, à introduire dans le monde de la création une approche inouïe, une essence supérieure, d'une nature multiple et holistique en même temps, qui réunit des éléments de la tradition roumaine ancestrale, des intuitions premières et une capacité à percevoir et à rendre la cohérence du monde, malgré les contradictions apparentes, qui anticipent ou confirment les théories scientifiques de pointe.